2012/2013

• Création de Frangins texte et mise en scène de Jean-Paul WENZEL

La pièce a été écrite pour Philippe Duquesne, Jean-Pierre Léonardini et Jean-Paul Wenzel

« Ils ne se sont plus revus depuis leur jeunesse. Trop de violence, de fracas, de haine, d’amour sûrement. Trop grand sûrement. L’un a passé sa vie en taule, l’autre a écrit quelques livres, le troisième est attaché culturel ou quelque chose comme ça. La mère agonise dans la chambre, derrière, il reste une bouteille de mauvais whisky dans la cuisine.


C’est l’heure des comptes, de la parole, des rires aussi, des frictions, tout un maillage de violence, d’enfance tenace, d’animalité, de danger, de vraie tendresse et de méchante mélancolie…Ils ne sont pas seuls. La femme de l’attaché culturel est là, elle observe, joue et se joue de ce trio fracassé. Et puis il y a la serveuse du bar qu’ils ont tous les trois aimée, autrefois. Elle va, en leur livrant des pizzas et du vin, entrer à son tour dans cette drôle de « danse »…


• Création de Mordoré texte d'Arlette Namiand mise en scène de Jean-Paul Wenzel

La version courte de cette pièce a été créée à l'Ecole du Tns en Juin 2009 avec deux autres pièces courtes, L'Apparition du kyste, de Jean-Paul Wenzel, et Absinthe de Pierre-Yves Chapalain, dans un ensemble Quelle partie de moi-même trompe l'autre au Piccolo Teatro de Milano, ainsi qu'à l'Ecole nationale d'Art Dramatique de Vilnius (Lituanie),  dans le cadre d'un Festival européen des Ecoles, avec pour thème commun "le décalogue". 


"Chaque homme est un abîme, dit Woyzeck, on a le vertige quand on se penche au-dessus". Magnifique traduction du chaos qui nous constitue, écho inversé et dissonant à ce doigt dressé dans nos

consciences, ces 10 commandements comme autant de vigies tapies dans nos cortex pour surveiller la bête en nous, et donc la sourde présence ne fait en réalité qu'attiser nos désirs de transgression.

Comment porter au théâtre les sens multiples, les résonances, les paradoxes, les sinuosités, les tourments que produit dans nos vies, nos corps, nos relations aux autres, ce combat éternel entre les 

forces bridées et débridées qui nous habitent. "Je ne parviens pas à savoir quelle partie de moi-même trompe l'autre" dit encore Büchner.

C'est là, dans le monde d'aujourd'hui, dans l'immeuble, le quartier, la ville, le pays où nous sommes, que l'on a transposé le Décalogue. C'est cette matière que l'on a mise en jeu, en signes, en énigmes,en fureur et en silence, avec les élèves de la 38ème promotion de l'Ecole du TNS.


 

Projets